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Introduction
Ce prix prestigieux, nommé en l'honneur de Walt Grealis en reconnaissance des ses nombreux exploits, rend hommage aux individus qui ont contribué à la croissance et au développement de l'industrie de la musique canadienne.
Walt était un défenseur de tous les artistes canadiens qui a joué un rôle important dans la croissance de l'industrie de la musique du Canada
« Walt Grealis a dévoué sa vie au développement d'une effervescence de la musique canadienne qui s'est répandue à travers le monde, » a déclaré son ami et son associé, Stan Klees. « Son but était de faciliter le cheminement de tous les artistes et de construire un système canadien de vedettariat. »
Surnommé « l'homme de la musique canadienne, » Grealis fut un membre clé de l'industrie de la musique canadienne. Au début des années 60, alors que des artistes américains dominaient les ondes radiophoniques et que les artistes canadiens se tournaient de plus en plus vers le sud, Walter a compris qu'il fallait développer un système de vedettariat propre au Canada. En 1964, Grealis a créé la toute première revue propre à l'industrie du disque du Canada, RPM Magazine. Grealis s'est servi de la revue pour promouvoir les artistes canadiens auprès des stations de radio et des disquaires. RPM Magazine a aussi permis le développement de l'industrie canadienne du disque en reliant les membres importants de l'industrie d'un peu partout au pays. RPM Magazine a été publié pendant presque 40 ans, et le dernier exemplaire est paru en 2000.
Walter Grealis a joué un rôle décisif dans la création des prix JUNO. En 1964, il a créé les prix Gold Leaf de RPM Magazine avec son associé Stan Klees. Au départ, ces prix n'étaient qu'un sondage auprès des lecteurs pour déterminer leurs artistes préférés. Au milieu des années 70, ces prix devinrent une cérémonie télévisée pour offrir une plate-forme nationale aux artistes canadiens. En 1970, les prix ont changé de nom et sont devenus les prix « JUNO » en l'honneur du président du conseil du CRTC Pierre Juneau. Depuis, les prix JUNO font partie du décor de l'industrie de la musique canadienne.
Plus récemment, en 1993, Grealis a été nommé Officier de l'Ordre du Canada, la deuxième plus haute distinction que puisse recevoir un Canadien.
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| Année |
Recipiénts |
* = décédés |
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| 2008 |
Moses Znaimer |
| 2007 |
Donald K Tarlton |
| 2006 |
Bernie Finkelstein |
| 2005 |
Allan Slaight |
| 2004 |
Walt Grealis (posthumously) * |
| 2003 |
Terry Mcbride |
| 2002 |
Michael Cohl |
| 2001 |
Daniel Caudeiron |
| 2000 |
Emile Berliner (posthumously) * |
| 1999 |
Allan Waters |
| 1998 |
Sam Feldman |
| 1997 |
Dan Gibson |
| 1996 |
Ronnie Hawkins |
| 1995 |
Louis Applebaum * |
| 1994 |
John Mills, OC,QC |
| 1993 |
Brian Robertson |
| 1992 |
William Harold Moon * |
| 1991 |
Mel Shaw |
| 1990 |
Raffi |
| 1989 |
Sam Sniderman |
| 1987 |
Bruce Allen |
| 1986 |
Jack Richardson |
| 1985 |
A. Hugh Joseph * |
| 1984 |
J. Lyman Potts |
WALTER GREALIS O.C (1929 - 2004) - Biographie
Walt Grealis vit le jour le 18 février 1929 à Toronto. Son père était chef pompier, et la famille avait des racines irlandaises, espagnoles et cris. Walt quitta l'école secondaire Central Commerce de Toronto après la dixième année pour se joindre à la Gendarmerie royale du Canada. En 1952, il se joignit à la police de la ville de Toronto.
En 1957, Walt devint directeur des sports et des loisirs pour l'hôtel St-George aux Bermudes, puis œuvra aux brasseries O'Keefe et Labbatt. En 1960, Walt entreprit sa carrière dans l'industrie du disque dans le département des promotions chez Apex Records, puis chez London Records.
L'impact de Walt Grealis s'est fait sentir dès qu'il décida de créer un bulletin hebdomadaire, le RPM Magazine, pour l'industrie du disque et les stations de radio. Le magazine lança un sondage pour déterminer les meilleurs artistes canadiens. Ce sondage allait être le précurseur des prix Juno modernes.
Le sondage devint une cérémonie de remise de prix en 1970, et les prix sont devenus les « prix Juno » en l'honneur du président du conseil du CRTC Pierre Juneau.
En 1964, lorsque Walt créa RPM Magazine, on enregistrait très peu d'albums au Canada, et les stations de radio jouaient très peu de contenu canadien. Le mandat du magazine devint ce fameux contenu canadien, le « Cancon », et Walt conduisit une campagne pour que le Cancon ait un impact à la radio. Le travail acharné de Walt mena à la décision de 1970 du CRTC selon laquelle les stations de radio doivent incorporer 30% de contenu canadien à leur programmation.
RPM Magazine adopta également le symbole MAPL créé par Stan Klees pour identifier le contenu canadien des disques. Ce fut une époque charnière pour l'industrie Cancon, et on utilise encore aujourd'hui ce symbole pour identifier le contenu canadien.
En 1976, Walt fut nommé Officier de l'Ordre du Canada, la deuxième plus haute distinction que puisse recevoir un Canadien, en honneur de sa contribution aux prix Juno, à la création d'un palmarès canadien et au logo MAPL. En 1984, l'Académie des arts et des sciences de l'enregistrement (CARAS), organisatrice des prix Juno, créa le prix spécial Walt Grealis en hommage à Walt. Ce prix annuel est remis à un individu qui a contribué à la croissance et au développement de l'industrie de la musique canadienne.
En novembre 2000, Walt Grealis mit fin à RPM Magazine après 37 ans, 7000 palmarès et d'innombrables articles à propos de l'industrie de la musique canadienne.
Le 20 janvier 2004, Walt s'éteignit après avoir mené une lutte discrète contre le cancer du poumon pendant trois ans. Il n'avait jamais fumé. Vers la fin, il déclara : « J'ai eu une bonne vie. J'ai gagné ma vie en faisant ce que plusieurs souhaiteraient pouvoir faire pour se divertir. »
Walt Grealis fut le moteur de l'explosion de la musique canadienne. Ce n'est pas pour rien qu'on le surnommait « l'homme de la musique canadienne » - Walt servit de héros aux musiciens canadiens.
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